
Entreprises françaises : baromètre de la cybersécurité 2024

Monde hyperconnecté : enjeux et défis

L’un des articles précédents évoquant le monde hyperconnecté dans lequel nous évoluons, comment alors ne pas compléter en parlant de l’usurpation d’identité ? Ce problème, aggravé par l’ère numérique, dont il est bien difficile de se sortir une fois que nous y sommes exposés.
Nous en avons tous entendu parler de quelqu’un, voire connaissons un proche qui en a subi les conséquences ou qui les subit encore. Prêts contractés en son nom, détournements financiers, amendes, réputation entachée…
Cette usurpation se construit sur la base de l’ensemble des informations que nous avons publiées et transmises sans précaution, loin d’imaginer qu’un jour, elles pourraient être exploitées à des fins criminelles.
Pourtant, les sanctions à l’encontre des personnes malveillantes sont sévères. Selon l'article 226-4-1 du Code pénal, l'usurpation d'identité est passible d'une peine d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. Encore faut-il l’identifier et, si on y parvient, savoir comment intervenir.
Dans les faits, la peine la plus lourde est pour la victime, laquelle vit un calvaire qui peut durer jusqu’à cinq ans.
Les atteintes à la vie de personnes physiques sont les plus connues, cependant cette usurpation d’identité peut également toucher une entreprise, et donc un office de commissaires de justice.
C’est arrivé et cela arrivera encore ! Cela se manifeste par un détournement de mails, dans lesquels la personne malveillante va récupérer tout ce qui peut identifier l’entreprise (logo, signatures, données personnelles et bancaires). Ensuite, le criminel peut les détourner à son profit, voire produire de faux documents paraissant parfaitement légitimes.
Les conséquences pour l’entreprise peuvent être lourdes : une réputation salie, des pertes financières directes ou indirectes (par la perte d’activité), de nombreux appels et e-mails désagréables, du personnel qui vit dans l’angoisse, un cadre professionnel qui se dégrade, des patrons aux abois car leur entreprise est menacée et ils ne savent pas comment la sauver.
Les forces de l’ordre répondent très rapidement lorsqu’elles sont sollicitées. En effet, la police nationale et la gendarmerie ont créé des cellules dédiées à la cybercriminalité. Malheureusement, le résultat de leurs investigations est souvent infructueux par défaut d’identification, parce que le criminel est hors d’atteinte ou tout simplement par manque de moyens face au nombre croissant de dossiers.
Leurs conseils pour se prémunir de ce type de fraude sont les mêmes que les bonnes pratiques que nous vous rappelons régulièrement.
Consolider votre identité : Utiliser une messagerie qui identifie parfaitement la qualité de votre entreprise (exemple : commissaire-justice.fr).
Implémenter des mots de passe forts et les renouveler régulièrement.
Communiquer auprès de vos clients et des débiteurs : Rappeler systématiquement que vous ne communiquez que par des adresses identifiables. Les inviter à vérifier vos coordonnées postales, téléphoniques et de messagerie depuis l’annuaire public avant toute opération financière.

