
Le shadow IT, le risque des outils utilisés sans validation en entreprise

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Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 6 167 violations de données ont été notifiées à la CNIL en 2025 — un record absolu, en hausse de 10 % sur un an et de 50 % sur trois ans. Et la tendance ne ralentit pas : le premier trimestre 2026 a déjà enregistré plus de 2 730 violations signalées.
Face à cette hémorragie, le régulateur passe à la vitesse supérieure. En 2026, 50 % des contrôles de la CNIL portent sur la cybersécurité, contre 30 % l'année précédente. La priorité est donnée aux entités gérant de grandes bases de données — mais aussi à celles qui, quelle que soit leur taille, traitent des données riches et sensibles : de santé, financières, judiciaires, des profils clients détaillés. Des cibles de choix pour les attaquants, et des responsabilités accrues pour leurs gestionnaires.
Ce que cela signifie concrètement pour la profession : un contrôle CNIL, c'est aussi un audit de conformité RGPD. Registre des traitements, durées de conservation, droits des personnes, licéité des traitements, tout est susceptible d'être passé à la loupe. À cela s'ajoute une exigence souvent négligée : la messagerie professionnelle sécurisée. Communiquer des données sensibles via des outils non chiffrés constitue une violation potentielle du RGPD, et un vecteur d'attaque majeur.
Dans un contexte où la CNIL a infligé un montant record de près de 487 millions d'euros d'amendes en 2025, l'heure n'est plus à l'attentisme. La MFA (authentification multifacteurs), la mise en conformité des bases et des systèmes d’information et la mise en place d’un messagerie sécurisée sont autant de chantiers à ouvrir sans délai.
Agir maintenant, c'est éviter de figurer dans le prochain rapport annuel.
Lien vers le rapport de la CNIL : https://www.cnil.fr/fr/rapport-annuel-2025
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